
12/16/2025


L'emploi salarié non agricole total n'a augmenté que de 64 000 en novembre et a affiché "peu de variation nette" depuis avril. C'est un contexte très différent des créations d'emplois rapides que nous avons observées à la sortie de la pandémie. Les embauches restent positives, mais nous sommes bien plus proches du régime de croisière que d'un marché du travail en plein essor.
Les gains enregistrés étaient concentrés :
En contrepartie, nous avons observé :
Le taux de chômage s'est maintenu à 4,6 %, peu changé par rapport à septembre, mais en hausse par rapport à 4,2 % il y a un an. Cela représente 7,8 millions de personnes au chômage, contre 7,1 millions en novembre dernier.
En profondeur :
Un chiffre qui ressort : les personnes travaillant à temps partiel pour des raisons économiques ont bondi de 909 000 pour atteindre 5,5 millions. Ce sont des travailleurs qui souhaitent un emploi à temps plein mais ne peuvent pas obtenir les heures. C'est souvent un signe précoce que les employeurs réduisent à la marge, diminuant les heures avant de réduire les effectifs.
Le salaire horaire moyen pour l'ensemble des salariés du secteur privé n'a augmenté que de 0,1 % sur le mois et de 3,5 % sur l'année écoulée. Pour les ouvriers et employés non cadres, la rémunération était légèrement plus forte (+0,3 % m/m), mais nous restons bien en dessous du pic de croissance salariale observé plus tôt dans le cycle.
La durée hebdomadaire moyenne du travail a légèrement augmenté à 34,3 heures, mais les heures dans le secteur manufacturier et les heures supplémentaires sont restées pratiquement inchangées. Combiné à la hausse du travail à temps partiel subi, cela ressemble toujours à un marché du travail où le pouvoir de négociation revient progressivement aux employeurs.
Le rapport est également compliqué par la fermeture du gouvernement fédéral qui s'est étendue du 1er octobre au 12 novembre :
Même en tenant compte de ces perturbations, la tendance générale est claire : la croissance de l'emploi a ralenti, le chômage est plus élevé qu'il y a un an, et le sous-emploi latent (chômeurs de courte durée, temps partiel subi) s'accumule progressivement.
Pour les décideurs politiques et les marchés, cette publication conforte le scénario d'un marché du travail en refroidissement progressif plutôt que d'une rupture soudaine :
Pour les investisseurs, la conclusion est que l'impression de "fin de cycle" de l'économie apparaît désormais plus clairement dans les données : gains d'emplois sectoriels concentrés, croissance plus faible de la masse salariale, salaires toujours positifs mais en modération, et davantage de personnes se contentant de moins d'heures qu'elles ne le souhaiteraient.
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