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Détails de l'accord

6/15/2026

Détails de l'accord

Un accord pour restaurer une route pétrolière clé

Après plus de 100 jours de guerre, les États-Unis et l'Iran ont signé un accord pour mettre fin aux combats. Point crucial, ce protocole d'accord inclut la réouverture du détroit d'Hormuz, la route maritime énergétique la plus importante au monde.

"Navires du monde, démarrez vos moteurs. Que le pétrole coule !" a écrit le président américain Donald Trump sur les réseaux sociaux.

Les États-Unis et l'Iran devaient initialement signer l'accord** en Suisse, mais la cérémonie a été annulée après que les parties ont décidé de **signer à distance mercredi. Trois pétroliers battant pavillon saoudien ont franchi le détroit d'Hormuz quelques heures seulement après. Mais il faudra probablement des semaines pour que la route revienne à la normale, car les armateurs veulent s'assurer que le détroit est exempt de mines.

Alors, quel est l'accord ?

L'accord est un cadre pour une trêve de 60 jours, et non un traité de paix finalisé. Il comprend un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris le Liban — bien qu'Israël ait lancé de nouvelles frappes aériennes après la signature.

  • Le détroit d'Hormuz : L'Iran autorisera le passage libre et sûr des navires ; les États-Unis lèvent leur blocus naval.
  • Limites nucléaires : L'Iran maintient son engagement public de ne pas développer d'armes nucléaires. Les détails sur l'uranium enrichi seront réglés ultérieurement.
  • **Non au changement de régime : **Les deux pays éviteront d'intervenir dans les affaires intérieures de l'autre.
  • Allègement des sanctions : Les États-Unis lèveront toutes les sanctions contre l'Iran, y compris celles de l'ONU, lorsque l'accord de paix final sera signé.
  • Avoirs gelés : Les États-Unis rendront tous les fonds iraniens gelés "disponibles." Le calendrier et la portée restent flous.
  • **Méga-fonds : **Les États-Unis et leurs partenaires régionaux développeront un fonds de $300B pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran.
Détails de l'accord

Un rallye de soulagement s'installe

Les actions ont bondi et les prix du pétrole ont chuté lorsque la nouvelle de l'accord a éclaté. Le conflit a poussé le pétrole brut de référence Brent jusqu'à $126 le baril, déclenchant ce que l'Agence internationale de l'énergie a qualifié de "la plus grande crise énergétique de l'histoire."

  • Le brut Brent a chuté d'environ 5%, à environ $83
  • Les actions asiatiques ont bondi : les indices Nikkei de Tokyo et Kospi de Séoul en hausse d'environ 5%
  • Le Stoxx 600 européen a progressé modestement vers** un record historique**
  • La devise refuge, le dollar américain, s'est affaibli, tandis que les rendements obligataires ont baissé
  • L'or a gagné 2.5%, les rendements en baisse soutenant les actifs non rémunérés

Les investisseurs intègrent une croissance plus stable avec moins de pression inflationniste et une probabilité plus faible de hausses des taux d'intérêt par les grandes banques centrales.

Les barils iraniens de retour dans la partie

Le détroit d'Hormuz est l'une des routes énergétiques les plus importantes au monde, avec 20% des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié qui y transitaient avant la guerre. L'Iran l'a effectivement fermé depuis fin février — car la crainte des mines, des attaques de drones et de missiles, et des vedettes rapides armées a dissuadé la plupart des navires de tenter une traversée.

Le retour des pétroliers sur la route signifie davantage d'approvisionnement physique atteignant les marchés. Même s'il faudra du temps pour que le trafic se normalise, les marchés réagissent aux anticipations.

Une fois les sanctions levées, l'Iran pourra reprendre ses exportations de pétrole, ramenant un producteur du top 10 sur les marchés mondiaux.

Un accord historique, des questions en suspens

L'accord-cadre a réjoui les marchés mondiaux, mais les États-Unis et l'Iran ont encore des questions épineuses à résoudre.

  • **Programme nucléaire : Les **États-Unis ont insisté sur une pause de 20 ans de l'enrichissement d'uranium par l'Iran et veulent éliminer le stock existant de l'Iran.
  • Le sort du Liban : Israël et le Hezbollah ne sont pas parties à l'accord-cadre, et Israël refuse de se retirer du Liban. Pour l'Iran, c'est un point de blocage.
  • Les guerres par procuration de l'Iran : Les États-Unis veulent que l'Iran cesse de financer le Hezbollah, les Houthis et d'autres groupes militants au Moyen-Orient.
  • Péages d'Hormuz : Le nouvel accord permet à l'Iran de négocier "la future administration et les services maritimes dans le détroit d'Hormuz" avec Oman et d'autres États du Golfe, pouvant potentiellement mener à des frais de navigation.

Aux États-Unis, l'accord arrive avant les élections de mi-mandat de novembre, les prix des carburants étant un enjeu clé pour les électeurs.

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